Analyse de la CHARTE effectuée par la FFPM
Ces points concernent les spécificités pêche de bord et embarquée sportive et de loisir, nous ne donnerons pas d’expertise sur une autre activité que celle que nous agrée le Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Comme nous avons eu l’occasion de le mentionner au GIP, nous ne sommes pas du tout d’accord avec le nombre de zones prévues, interdites à tous prélèvements. Deux zones, voire trois, seraient largement suffisantes (page 77). Puisqu’il est, plusieurs fois, dans cette charte, fait référence au dérangement des poissons, nous suggérons, afin d’obtenir de meilleurs résultats, de transformer ces zones de non prélèvement en réserves intégrales.
Nous pouvons porter à votre connaissance que dans la partie sud-ouest de cœur de Parc, zone d’accès pour la navigation de commerce et de tourisme au port de Marseille, est interdite à la pratique du mouillage et à d’autres activités ; ce qui équivaut, par sa profondeur, à une interdiction de pratiquer pour les pêcheurs sportifs et de loisir. Pourquoi ne pas considérer cette zone comme une zone protégée ?
La possibilité d’établir des corridors favorisant la migration des individus et l’éventualité de mettre des sites en jachère, comme cela existe déjà, ne nous rebutent absolument pas, à condition que ces décisions soient la résultante de concertations sérieuses avec la participation de gens de terrain (page 96).
Notre Fédération n’est pas du tout opposée à ce que les tailles minimales de certaines espèces soient revues à la hausse et que certaines espèces bénéficient d’une protection spécifique comme pour le « Mérou brun ». Pour preuve, elle a déjà travaillé en collaboration avec la Direction des Pêches Française sur ce dossier et a toujours été signataire des arrêtés visant une protection justifiée (Mérous bruns, oursins). Par contre, il nous paraîtrait plus judicieux que de telles mesures soient prises au niveau national et non au niveau local (page 96). Il va de soi que la proposition visant le » corb « (page 93) ne nous gêne, ni ne nous concerne car il est très rare pour un pêcheur à la ligne de pêcher cette espèce. Pour information, avant la parution des dernières recommandations européennes concernant les prélèvements, la taille minimale du « corb » était définie à 30 cm ; celle-ci a été supprimée ainsi que beaucoup d’autres. A l’époque, la FFPM avait réagit en faisant de nouvelles propositions de taille.
L’évocation de la mise en place de nouvelles règlementations nous chagrine un peu car le nouvel arrêté concernant la pratique de la pêche de loisir a été édité dernièrement, il a été modifié après proposition du Conseil Supérieur de la Navigation de Plaisance. La remise en cause de son contenu est issue d’une méconnaissance du sujet et surtout met en doute la compétence des personnes qui ont participé à sa réalisation.
Vous pouvez trouver ces informations sur Internet, voir lien suivant :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DGITM_Peche_maritime_de_loisirs_4p_web_cle562cac.pdf
Nous pouvons noter une confusion entre les divers appareils utilisés pour la pêche profonde, pratiquée par 100 mètres de profondeur et plus :
A la page 96, la pêche de loisir est autorisée aux seuls engins tenus à la main et non motorisés (du type treuil électrique).
A la page 92, la limitation de cette pêche aux seuls engins tenus à la main et par conséquent l’interdiction d’utiliser des engins motorisés du type treuil électrique dans tout le cœur de Parc.
MARCoeur 36 Pêche : L’emploi de filets traînants de type gangui est interdit, ainsi que l’utilisation d’engins électriques du type vire-lignes électriques ou moulinets électriques pour la pêche de loisir.
Est-il nécessaire de modifier la règlementation existante si aucune étude sérieuse n’a été faite et que cette décision résulterait simplement de la méconnaissance de cette pratique. Il en va de même pour l’utilisation des traditionnels gireliers et des palangres autorisés par la loi. La FFPM demande, afin de ne pas créer de confusions, que seul l’arrêté définissant la pratique de la pêche de loisir serve de base à une règlementation en cœur de Parc, bien entendu en respectant le contenu de la charte issue du Grenelle de l’Environnement, signée récemment le 7 juillet 2010. A quoi bon laisser le pouvoir de légiférer au futur Directeur de Parc puisque le Préfet Maritime est le seul actuellement à pouvoir le faire pour certains motifs tels que :
Force est de constater, à la page 26, que le poids économique des activités nautiques est reconnu.
En page 115, les orientations sont :
Toutes ces orientations sont déjà appliquées depuis plus de trente ans par la FFPM ainsi que par d’autres fédérations sportives ayant reçu l’agrément du Ministère Jeunesse et Sports : élaboration d’une charte de bonne conduite, création et accompagnement de nombreuses écoles de pêche et de connaissance de l’environnement marin, formations aux brevets d’Etat tels que le BPJEPS et les brevets fédéraux, création et distribution de documents en collaboration avec le Service Mer du Conseil Régional PACA, sensibilisation de nos adhérents au travers des clubs affiliés à notre fédération, un suivi permanent des nouvelle règles, participation à l’élaboration de celles-ci, participation à toutes les réunions à but environnemental, intégration de toutes les structures liées à la mer voulant bien nous accueillir, commissions nautiques, etc.……
Jusqu’à présent, l’investissement des fédérations sportives a servi à palier l’absence d’investissement de terrain de la part de l’Etat. Si les mentalités ont commencé à évoluer, si les règles ont été acceptées, si la situation du littoral régional a été préservée par rapport à celle d’autres espaces, c’est un peu grâce à elles et à ses bénévoles. Maintenant, au nom de la création d’un Parc National, on voudrait les voir disparaître, leur interdire les compétitions en ignorant que c’est grâce à ces compétitions que ces Fédérations existent et qu’elles peuvent justifier leur existence. A-t-on le droit de favoriser l’individualisme au détriment de l’étique sportive porteuse d’un idéal.
Nous tenons à préciser que les poissons ciblés à l’occasion de nos si peu nombreuses compétitions, organisées sur le territoire des Calanques, sont majoritairement des poissons de soupe, exceptionnellement du thon rouge, mais cette pêche est déjà soumise à des règles draconiennes dictées par l’ICCAT, l’UE et la Direction des Pêches Françaises.
En page 31, il est fait référence au braconnage, il est connu donc comment se fait-il que celui-ci perdure ? Pourquoi n’a-t-on pas donné des moyens supplémentaires aux AFMAR afin de l’éradiquer ? Est-ce si difficile que cela !
Il ne s’agit pas d’un challenge insurmontable puisque tout le monde a eu à un moment ou à un autre l’occasion de rencontrer ces gens-là, il est difficile de se cacher en mer.
En quoi la création d’un parc résoudra cette problématique tant que la volonté de voir arrêter cette pratique ne sera pas de mise. Tant que cela durera, cela entachera l’image de toutes les catégories de pêcheurs.
La Fédération Française des Pêcheurs en Mer s’étonne de ne pas retrouver les propositions exposées au GIP, celles-ci ont-elles été oubliées ?
Et pour terminer, en plus des questions de gouvernance qui seront posées par le Collectif rassemblant la majorité des usagers marseillais et auquel elle a adhéré, notre Fédération désire être actrice à part entière aux côtés des scientifiques locaux afin de participer à la construction de ce Parc National des Calanques.
Pour terminer, le Comité Régional Provence Côte d’Azur de la Fédération Française des Pêcheurs en Mer continue à espérer qu’un consensus favorable permettra de voir la création de ce nouveau Parc National et surtout qu’il puisse donner satisfaction à tous ses usagers.
Commentaires (1)
1. jones 10/02/2012
Thanks for sharing. i really appreciate it that you shared with us such a informative post..cheap christian louboutin boots